Panier  

Aucun produit

0,00 € Expédition
0,00 € Total

Panier Commander

 

 LE THE, UNE TRES VIEILLE HISTOIRE …

 

2500 ANS AVANT NOTRE ERE : LA CHINE, BERCEAU HISTORIQUE DU THÉ

La fabuleuse histoire du thé commence en Chine, il y a plus de 4500 ans. La légende raconte que 2800 ans avant notre ère, l'Empereur Shen Nong (voir encart*), se reposant à l'abri d'un arbre, demanda qu'on lui apporte de l'eau. Alors qu'elle était en train de bouillir pour être purifiée, la brise souffla entre les branches d'un petit arbre voisin. Quelques feuilles s'en détachèrent pour se poser sur l'eau frémissante. Il s'en dégagea alors une odeur très agréable. Attiré par ce curieux phénomène, l'Empereur goûta cette étonnante boisson. Il découvrit un breuvage aux arômes étranges et inédits. L'arbre était un théier sauvage... Ainsi naquit le thé.

*Encart Shen Nong :

3 empereurs dont L'empereur Shen Nong seraient à l'origine de la Médecine Traditionnelle Chinoise. En effet, il aurait été le premier à rassembler dans son ouvrage "Le Traité des Herbes Médicinales" les bienfaits et propriétés de plus d'une centaine de plantes, dont le thé.

DYNASTIE TANG (618-907)

Jusqu'alors, le thé était considéré comme une plante médicinale aux vertus curatives et non comme une boisson. Mais au fur et à mesure que se développe la civilisation chinoise, il prend une part de plus en plus prépondérante dans la vie quotidienne, notamment au cours de la dynastie Tang. Il conquiert toutes les classes sociales chinoises mais également les populations nomades.

A cette époque, il se présente sous forme de briques ou de nid [lien hypertexte vers la boutique ref. S310 + S311], ceci dans le but d'en faciliter le transport et la conservation. Les feuilles de thé étaient broyées, soumises à la vapeur puis compressées dans des moules. Pour préparer le thé, il fallait alors en émietter un morceau et le faire bouillir. On ajoutait parfois à ce breuvage des épices et des écorces de fruits. Les Tibétains, eux, y ajoutaient du beurre, du lait et du sel. C'est encore de cette manière qu'ils le consomment aujourd'hui.

DYNASTIE SONG (960-1279)

Le thé ne se consomme plus bouilli mais battu. Les feuilles de thé sont étuvées, enroulées, écrasées en pâte puis torréfiées dans des moules pour les former en "gâteau". On râpait un morceau de ce "gâteau" de thé pour obtenir une poudre qui était alors battue dans de l'eau chaude à l'aide d'un fouet en bambou. Les Japonais, qui ont découvert le thé à cette époque, ont conservé ce rituel de préparation du thé pour le Chanoyu, une cérémonie du thé extrêmement codifiée.

DYNASTIE MING (1368-1644)

Les relations commerciales s'intensifient sous cette dynastie avec les peuples frontaliers. Afin de faciliter les transactions, des routes terrestres et maritimes sont créées. Le thé, comme toute marchandise de valeur, passe alors les frontières de la Chine. En Mongolie, on le troque contre des fourrures et des chevaux. Au Tibet, on l'échange contre des minéraux et des peaux de yack.

En 1391, un décret interdisant que le thé livré à la cour impériale se présente sous forme compressée est publié. Un nouveau mode de consommation, tel qu'on le connaît maintenant, se développe alors rapidement. Les feuilles de thé, conservées en vrac, sont infusées directement dans l'eau chaude. A cette occasion, la théière et tout un ensemble de vaisselle et ustensiles font leur apparition.

DYNASTIE QING (1644-1911)

Au cours de cette période, le thé s'inscrit définitivement dans les habitudes alimentaires puisqu'il est classé parmi les produits de première nécessité, comme le riz ou l'huile.

Au début du XVIIème siècle, L'Europe découvre le thé, grâce à la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales, laquelle s'approvisionne par le biais de son comptoir de Java. En effet, seule la Hollande détient le monopole des transactions avec la Chine. Mais à la fin de ce siècle, ce commerce très fructueux pour les Hollandais fait naître de fortes tensions parmi les grandes puissances d'Europe.  Au terme d'une véritable guerre commerciale, c'est l'Angleterre qui obtient le monopole, et ce jusqu'en 1834.

A cette époque, la Chine est l'unique fournisseur de thé au monde. Dans leurs colonies indiennes, les Anglais cultivent l'opium et le proposent aux Chinois en échange de leur thé. Ce troc est refusé mais la contrebande fonctionne. Celle-ci est alors réprimée. Ainsi débutent les "Guerres d'Opium" au milieu du XIXème siècle.

Désireuse de couper les liens avec la Chine et de s'affranchir de cette dépendance bien pesante, le Royaume d'Angleterre développe alors en Inde la culture de plants de théiers. Au terme de 50 ans d'études d'observation en Chine et d'essais sur place, les colonies d'Inde produisent suffisamment pour répondre à la demande. En 1887, ses exportations dépassent même celles de la Chine.

A ce jour, la Chine et l'Inde se partagent à eux seuls plus de la moitié de la production mondiale.